Comme si de rien n’était , le premier film d’Eva Trobisch, déjà récompensé par plusieurs prix, est une vraie réussite.

Nous suivons de très près Janne, une jeune femme, comme le dit très justement le trailer, qui réclame le droit d’être qui elle veut, qui refuse de se considérer comme une victime.
Ceci résume sa personnalité, et, dans sa vie professionnelle arrivée à un moment difficile, avec son compagnon, sa mère, ses amis, elle veut tracer son chemin en toute indépendance et dans la maitrise de sa vie.
Alors elle nous paraît parfois abrupte, raide, déroutante. Mais à la réflexion, ces qualificatifs ne seraient peut-être pas appliqués à un homme ayant les même comportements.
Au moment charnière du film, une scène malheureusement très banale, elle décide de « faire comme si de rien n’était » , et ne partage rien avec son entourage, pourtant bienveillant.
Mais ce qui n’est pas énoncé est omniprésent.
Avec une grande finesse nous est alors donnée à voir l’évolution des protagonistes et de leurs relations, jusqu’à une scène finale bluffante !

Sophie Rakotomalala.

 

Le thème du harcèlement sexuel, pour important qu’il soit est si envahissant dans les médias qui hystérisent un authentique phénomène de société qu’il pourrait dissuader certains spectateurs potentiels mais peu férus de débats sociologiques d’aller voir ce film allemand récent.
Bon sang ! Comme ils auraient tort !
Ainsi, ils se priveraient d’un glaçant et cinglant thriller hitchcockien dont la mise en scène laisse toute la place à l’ambiguïté et au trouble sans pour autant relativiser la gravité du sujet.
Il ne s’agit pas d’une illustration convenue d’un cas répandu et empreinte de bonne conscience militante mais d’un véritable brûlot qui sonde la psyché humaine et toutes ses strates enfouies.

Une vraie proposition artistique qui dérange et nourrit la perplexité.

Attention : séance unique (jeudi 28 novembre à 18h15)!

Michel Jean

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