Nicolas Philibert: un grand du doc au cinéma Les 400 Coups!

Vendredi 5 avril à 20h30 au cinéma Les 400 Coups de Villefranche-sur-Saône
Le cinéaste Nicolas Philibert présente en avant-première son nouveau documentaire La Machine à écrire et autres sources de tracas dans le cadre de la biennale « Doc, quoi de 9 ? ».

Nicolas Philibert réalise des documentaires depuis 1978. Du Pays des sourds à Averroes et Rosa Parks (2024), en passant par La Moindre des choses, Retour en Normandie, De chaque instant, il construit une œuvre d’une grande humanité. En 2002, son film Etre et avoir, tourné dans une école rurale à classe unique, remporte le Prix Louis Delluc et connaît un immense succès en France et à l’international. En 2023 il a remporté l’Ours d’or au festival de Berlin pour son film Sur l’Adamant.
C’est justement dans la continuité de Sur l’Adamant que, en mars et avril 2024, sortent les deux autres volets de son projet triptyque sur le Pôle Psychiatrique Paris Centre : Averroes et Rosa Parks et La Machine à écrire et autres sources de tracas.
Ces trois films forment un ensemble, se complètent tout en étant indépendants les uns des autres.
« Trois films au sein du même secteur psychiatrique, dont chacun lèverait le voile sur un aspect particulier de cette psychiatrie qui s’efforce encore, dans un paysage dévasté, de privilégier la relation. » (Nicolas Philibert »

Du 27 mars au 7 avril, au cinéma Les 400 Coups, il est possible de découvrir les trois films du triptyque de Nicolas Philibert sur le Pôle Psychiatrique Paris Centre :
Sur l’Adamant (2023 / 1h49) : deux séances de reprise dimanche 31 mars à 14h30 et mardi 2 avril à 20h30
Averroes et Rosa Parks (2024 / 2h23) : mercredi 3 avril à 14h30 / jeudi 4 avril à 20h00 / vendredi 5 avril à 18h00 et dimanche 7 avril à 17h00.
La Machine à écrire et autres sources de tracas : Avant-première vendredi 5 avril à 20h30 en présence de Nicolas Philibert.

> Tarifs habituels du cinéma ou tarif préférentiel de 4,50 € par film pour l’achat simultané des
billets pour au moins deux des trois films, au guichet du cinéma.

Présentation des trois films :

Sur l’Adamant de Nicolas Philibert / 2023 / France / documentaire / 1h49

L’Adamant est un Centre de Jour unique en son genre : c’est un bâtiment flottant. Édifié sur la Seine, en plein cœur de Paris, il accueille des adultes souffrant de troubles psychiques, leur offrant un cadre de soins qui les structure dans le temps et l’espace, les aide à renouer avec le monde, à retrouver un peu d’élan. L’équipe qui l’anime est de celles qui tentent de résister autant qu’elles peuvent au délabrement et à la déshumanisation de la psychiatrie. Ce film nous invite à monter à son bord pour aller à la rencontre des patients et soignants qui en inventent jour après jour le quotidien.

 

 

Averroès et Rosa Parks de Nicolas Philibert / 2024 / France / documentaire / 2h23

Averroès et Rosa Parks : deux unités de l’hôpital Esquirol, qui relèvent – comme l’Adamant – du Pôle psychiatrique Paris-Centre. Des entretiens individuels aux réunions « soignants-soignés », le cinéaste s’attache à montrer une certaine psychiatrie, qui s’efforce encore d’accueillir et de réhabiliter la parole des patients. Peu à peu, chacun d’eux entrouvre la porte de son univers. Dans un système de santé de plus en plus exsangue, comment réinscrire des êtres esseulés dans un monde partagé ?

La Machine à écrire et autres sources de tracas de Nicolas Philibert / 2024 / France /documentaire / 1h12

Dernier volet du triptyque initié avec Sur l’Adamant puis Averroès & Rosa Parks, le film poursuit sa
plongée au sein du pôle psychiatrique Paris centre. Ici, le cinéaste accompagne des soignants
bricoleurs au domicile de quelques patients soudain démunis face à un problème domestique, un
appareil en panne, etc…

Biographie de Nicolas Philibert :

Nicolas Philibert est né à Nancy en 1951. Après une licence de philosophie, il se tourne vers le cinéma et devient assistant-réalisateur, notamment auprès de René Allio et Alain Tanner.
En 1978, il co-réalise avec Gérard Mordillat un premier long-métrage documentaire, « La Voix de son maître », dans lequel une douzaine de patrons de grands groupes industriels (L’Oréal, IBM, Thomson, Elf…) parlent du pouvoir, du commandement, de la hiérarchie, du rôle des syndicats… esquissant peu à peu l’image d’un monde dominé par la finance.
De 1985 à 1987, il tourne plusieurs films de montagne et d’aventure sportive pour la télévision, puis il se lance dans la réalisation de longs métrages documentaires qui seront tous distribués en salles : « La Ville Louvre » (1990), « Le Pays des sourds » (1992), « Un animal, des animaux » (1995), « La Moindre des choses » (1996) – à la clinique psychiatrique de La Borde – ainsi qu’un film-essai avec les élèves de l’école du Théâtre National de Strasbourg : « Qui sait ? » (1998)
En 2001, Nicolas Philibert réalise « Être et avoir », sur la vie quotidienne d’une école « à classe unique » dans un petit village d’Auvergne. Prix Louis Delluc 2002, ce film connaîtra un immense succès en France et dans le monde entier.
Avec « Retour en Normandie » (2007), il revient sur les traces d’un autre film, tourné trente ans plus tôt par le cinéaste René Allio, avec des paysans dans les rôles principaux : « Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère… ». Alors jeune assistant-réalisateur, Nicolas Philibert avait passé trois mois à les recruter, de village en village, de ferme en ferme…
Avec « Nénette » (2010), tourné à la Ménagerie du Jardin des Plantes à Paris, il nous entraîne dans un étrange face à face avec la doyenne des lieux : une femelle orangoutan, en captivité depuis 37 ans.
En 2013, « La Maison de la radio » nous plonge au cœur de Radio France, à la découverte de ce qui échappe habituellement aux regards : les mystères et les coulisses d’un media dont la matière même, le son, reste invisible.
Avec « De chaque instant » (2018), il suit des étudiants.es en soins infirmiers.
Il vient de terminer le projet triptyque atour du Pôle Psychiatrique Paris Centre avec Sur l’Adamant, Averroes et Rosa Parks et La Machine et écrire et autres sources de tracas.
Depuis une quinzaine d’années, plus de 120 hommages et rétrospectives de ses films ont été organisés de par le monde, du British Film Institute (Londres) au MoMa (New York), en passant par Bombay, Calcutta, Damas, Séoul, Tokyo, Pékin, Shanghaï, Sidney, Melbourne, Moscou, Varsovie, Zagreb, Berlin, Milan, Vienne, Amsterdam, Helsinki, Vilnius, Copenhague, Edinburgh, Lisbonne, Madrid, Thessalonique, Barcelone, Tel Aviv, Mexico, Bogota, Santiago, Buenos Aires, Sao Paolo, Chicago, Berkeley, Harvard, Montréal.
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