Cette année, j’ai bien séjourné à Venise mais, à cause des annulations de vols, ma présence sur le Festival est devenue “peau de chagrin”, et j’ai renoncé à une accréditation.

Cependant, j’ai eu la chance de visionner la Cérémonie d’ouverture suivie du film Lacci (les liens) de Daniele Luchetti (acteurs remarquables : Alba Rohrwacher, Silvio Orlando, Laura Morante) et d’un film indien The disciple de Chaitanya Tamhan (le destin de la musique classique indienne dans l’Inde moderne) qui a eu le prix de la mise en scène.

Le Festival, dont on n’a pas parlé en France, a été merveilleusement organisé dans des conditions sanitaires strictement respectées (prise de température, jauge à 50%, masque pendant les projections). La décentralisation de la programmation dans deux cinémas du centre permettait au public l’accès aux films de diverses sections.

Si j’écris cet article, c’est que je trouve honteux que même les critiques français n’aient pas parlé du courage et de l’efficacité des italiens à organiser un grand festival dans le contexte Covid.

Comme disent les italiens “Siamo poveri ma creativi”.

Pendant mon court séjour de touriste à Venise, je me suis sentie plus en sécurité sanitaire qu’en France (gel partout même sur les vaporetti, prise de température, enregistrement des coordonnées personnelles).

Les français sont-ils plus latins et indisciplinés que les italiens ?

Le Festival s’est bien déroulé même si le passage sur le tapis rouge était coupé du public habituel.

Mon vœu : qu’en France l’on prenne les choses au sérieux pour que vivent le spectacle, le cinéma, la culture.

Odile Orsini

NB: ce texte n’engage que son autrice. N’oubliez pas que l’association l’Autre Cinéma organise les Rencontres du 9 au 15 novembre dans le strict respect des règles sanitaires qui seront en vigueur à ces dates. (le comité de rédaction)

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