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Voilà un film bienvenu dans la médiocrité ambiante (malgré le football qui veut nous faire croire que tout va bien dans le meilleur des mondes). Ne vous fiez pas à son titre, ce film vous réchauffera et vous donnera foi en l’homme.
L’histoire est simple : Une année polaire retrace le périple d’Anders, un jeune instituteur danois sans expérience, parti prendre son premier poste à Tiniteqilaaq, minuscule village inuit perdu au fin fond du Groenland. Sur place, il est confronté à une classe d’enfants agités et, plus généralement, à la méfiance des habitants, formant une communauté isolée.
S’agit-il d’un film de fiction ou d’un documentaire ? Eh bien des deux puisque le scénario s’inspire de la véritable histoire d’Anders parti au Groenland pour « fuir » la perspective de reprendre la ferme familiale au Danemark. C’est d’ailleurs lui et les habitants du village qui (re)jouent leurs propres rôles.
Du Groenland manifestement il ne connaît rien et surtout pas qu’il s’agit d’une des dernières colonies existant sur Terre. Le personnage n’a d’ailleurs rien de bien sympathique (au début du film en tout cas) car il ne cherche pas particulièrement à s’approprier la culture locale.
Puis petit à petit, en particulier lorsqu’il se prend d’intérêt pour un de ses élèves (le magnétique Asser), on voit notre instituteur évoluer et essayer de s’intégrer à la population locale, d’abord méfiante puis acceptant sa tentative d’apprentissage de la langue et de la culture inuit.
Le film est avant tout intéressant par le portrait finalement complexe d’ Anders. Il l’est aussi par la description des coutumes locales et par des paysages magnifiques.
Soit, on y voit des phoques et autres animaux tués, on assiste même à une chasse à l’ours polaire. Mais, il s’agit de la réalité de la vie de ce peuple obligé par ailleurs à s’adapter au monde moderne et tenaillé comme en d’autres contrées entre le maintien des coutumes et de la langue et la fuite des ses enfants vers un ailleurs meilleur (?).
Une année polaire semble donner écho à Nanouk l’Esquimau (1922), le chef-d’œuvre de Robert Flaherty, comme pour mesurer le quasi-siècle qui sépare les Inuits d’hier de ceux d’aujourd’hui.

Olivier Toureau

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