Encore une histoire de famille comme, au cours de sa filmographie, Kore-eda a su nous en évoquer diverses ( Tel père, tel fils 2013,  Notre petite sœur 2015,  Après la tempête 2017). 

Avec ce film, nous pénétrons dans le semi taudis d’une famille atypique dans un Japon d’aujourd’hui inhabituel. Un père qui vit de petits boulots et larcins, une mère affectueuse mais quasi délinquante, une grand-mère attentive mais étrange, un garçon devenu professionnel de la fauche dans les magasins. Une famille, en apparence unie, qui accueille une adorable bambine maltraitée par ses parents.
Une famille, somme toute sympathique, avec des moments de parfaite harmonie, et avec laquelle s’établit une empathie.

Une fois de plus, Kore-eda s’interroge sur ce qu’est une « vraie famille ».
Attention ! Ne révélez pas à vos amis la suite de l’histoire.

Une maîtrise absolue du scénario, de la mise en scène, de la photographie, Kore-eda continue à s’affirmer comme un grand du cinéma japonais et a mérité parfaitement la Palme d’or.

Un regret : nous ne verrons plus dans les films japonais l’adorable grand-mère incarnée par Kirin Kiki (décédée le 15 septembre 2018) qui a joué dans  Les délices de Tokyo (2016) de Naomie Kawase et dans  Still walking  et Après la tempête de Kore-eda.


Odile Orsini

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