Je revoyais l’autre jour, pour les besoins d’un exposé à venir, l’indémodable STAGECOACH (La Chevauchée fantastique), John Ford,1939. Et je suis tombé sur ce monologue du banquier véreux, particulièrement antipathique, qui fuit son établissement avec l’argent du coffre, alors que la diligence file dans le désert où se cachent les Apaches.

« Je ne comprends pas où va le gouvernement. Au lieu de protéger les hommes d’affaires, il met son nez dans leurs affaires. Ils envisagent de contrôler les banques, comme si les banquiers n’étaient pas capables de gérer leur banque. Mon slogan, messieurs, qui devrait figurer en tête de tous les journaux de ce pays, c’est l’Amérique aux Américains ! Que le gouvernement ne s’occupe pas des affaires. Qu’il réduise les impôts. Notre dette nationale est scandaleuse : plus d’un milliard de dollars par an. Ce dont le pays a besoin, c’est d’un businessman comme président. »

Comme on dit dans les post-génériques des films américains : toute ressemblance avec des personnes vivantes ou mortes serait pure coïncidence.

Guy

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