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Film de Ofir Raul Graizer – Israël/Allemagne – 1h 45 – drame – SN : 16/06/2018

Histoire d’amour qui commence à Berlin et se poursuit à Jérusalem.

Au début on se dit : encore un énième film sur l’homosexualité. Et bien non parce que la façon de traiter le sujet va au-delà de l’homo ou de l’hétéro sexualité. On sort des normes, on sort des cases identitaires. Les personnages disent leur besoin d’être aimés, de ne pas rester seuls.
Il est question de religion, d’identité sexuelle mais aussi d’identité juive. Les deux personnages principaux, refusent de s’y laisser enfermer et c’est là tout l’intérêt du film. Comment exister tout simplement en tant qu’individu au sein d’une communauté fortement codifiée et fermée.
A noter la place tenue par le sens du goût : on salive en les voyant manger les gâteaux de Thomas.
L’interprétation est juste et sobre. C’est un film plein de pudeur
Un film d’amour bien construit, sans pathos, ni voyeurisme.

Sylviane Llobell

 

Thomas est le chef pâtissier allemand d’un petit café de Berlin. Après la mort d’Oren, son amant israélien régulièrement en voyage d’affaire, il se rend à Jérusalem et finit par se faire embaucher dans un autre petit café, celui tenu par Anat, la femme d’Oren et commence son processus de guérison.
Rares sont les films qui déploient autant de délicatesse et de retenue pour aborder le thème sensible de l’identité qu’elle soit sexuelle, religieuse ou encore nationale. Ici le réalisateur réussit le pari. Portée par une narration solide et un jeu d’acteurs digne des meilleurs équilibristes, l’histoire de Thomas et Anat est celle d’un amour partagé pour le même homme qui, brutalement disparu, laisse deux vies en suspend. La dichotomie comme postulat pour une reconstruction, idée périlleuse mais géniale. Sans parti pris ni facilité le réalisateur Israélien Ofir Raul Graizer nous livre son point de vue subtil sur la nécessité d’avancer avec la complexité des sentiments qui nous animent. Comme pour un gâteau, on assemble, on malaxe méticuleusement, patiente et on déguste…

Catherine Vermorel

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