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Le sous-titre évoque bien sûr la pièce de théâtre de Jean-Paul Sartre (1946) où une putain (le mot n’était pas publiable en ces temps anciens) respecte les usages du sud des Etats Unis en dénonçant des noirs accusés, à tort, de viol. Dans le film de Lee Jae-yong c’est tout le contraire : So-Young, vieille prostituée au grand cœur, se livre à une pratique que le monde coréen réprouve. Pratique qui, je le précise au risque de vous décevoir, n’a rien d’érotique. Mais je n’en dirai pas plus car ce remarquable mélodrame est aussi à sa manière un film de suspense.
Yoon Yeo-jeonq, qui joue le rôle de So-Young, la bien mal nommée, est une stupéfiante comédienne dont le jeu contribue à faire de ce film bien plus qu’un mélodrame, en posant un regard critique sur une société coréenne qui ne s’intéresse guère à des vieillards privés de reconnaissance sociale, d’affection, voire de simples moyens de subsistance. Ainsi So-Young n’a d’autre choix que d’aguicher les passants dans les parcs de Séoul en leur proposant une liqueur roborative (« Bacchus ») en guise d’entrée en matière.
La prostituée est une figure récurrente du cinéma de tous les pays et de tous les temps. Mais telle que So-Young, vous n’en avez jamais vue. The Bacchus Lady nous rappelle que le cinéma coréen n’est pas uniquement violence sadique, mais peut être aussi tendresse et combat contre la dureté des mœurs.
Guy Reynaud

PS : A qui me reprocherait le titre énigmatique de ce billet, je proposerais en échange le titre de la version originale : Jug-Yeo-ju-neun-jeo-ja.

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