Requiem pour un massacre, qui obtint le grand prix du festival de Moscou, donne lieu aujourd’hui à une réédition bienvenue.
Autant dire tout de suite qu’ici, en France, le film n’a pas fait l’unanimité (voyez internet): encore un film de guerre, ont dit certains. Mais Requiem est beaucoup plus que le récit d’un épisode de ce que les Russes appellent ” la grande guerre patriotique”. Certes, en 1943 nous suivons le parcours erratique de Fliora, adolescent innocent qui s’engage, un peu malgré lui, chez les Partisans pour combattre l’envahisseur nazi. Mais plus que les Allemands qu’il rencontrera bien trop tôt, il va découvrir l’insolite, la fraternité, l’amour, la beauté de la forêt, la douleur intime.

C’est dire que sous sa violence (on assiste à une sorte d’Oradour biélo-russe, que met en perspective tragique le Requiem de Mozart) le film est aussi bien d’autres choses: un road-movie, un roman d’initiation, un récit poétique, un rappel historique… et, tout simplement, une œuvre profondément humaniste.

Guy Reynaud

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