Nous sommes souvent à l’affût et dans l’attente du dernier film de ……. (complétez vous-même par tel ou tel nom!) ou d’une œuvre encensée (à plus ou moins juste titre) par notre revue ou émission préférée.

Mais, nous aurions tort de ne pas profiter des possibilités qui nous sont données par Rodolphe, notre programmateur préféré, de revoir, ou mieux encore de découvrir, des classiques ou des pépites oubliées du 7° Art (films Répertoire ou films Patrimoine). Une fois par an, le mini festival Play it again nous permet de relativiser cette chasse aux nouveautés en constatant que certains films oubliés ou peu diffusés méritent le terme bien souvent galvaudé de chef d’œuvre ! Cette année, trois films nous étaient proposés :

La Strada du grand Fellini (1954) qui, même si on l’a vu et revu, ne peut pas ne pas nous émouvoir aux larmes.

Anatahan (1953), film dont, je l’avoue, je n’avais jamais entendu parler. Josef von Sternberg tourna bien des chefs-d’œuvre, de L’Ange bleu (1930) à L’Impératrice rouge (1934), et termina sa carrière avec ce film maudit qu’il considérait, non sans raison, comme son meilleur. Il y met en scène quelques soldats et pêcheurs japonais qui, en 1944, échouent sur une île où, pendant plusieurs années, ils vont continuer la guerre, refuser la défaite de leur pays et rêver d’amour avec une naufragée qu’ils ont trouvée là. Film envoûtant par sa forme (pas de dialogue, Von Sternberg raconte l’histoire en voix off) et son épure (quelques scènes d’action mais on n’est pas dans Lost), Anatahan nous poursuit longtemps après la projection de par l’universalité de son propos.

Kiss me Stupid ! (1964) de Billy Wilder n’a pas pris une ride. En digne successeur de Lubitsch, Wilder signe ici une comédie complète et jouissive : dialogues écrits au cordeau, rythme effréné, jeu d’acteurs parfait…. La morale est mise à mal et le film est d’une causticité diabolique. Oserait-on tourner un tel film de nos jours ? J’en doute !

Pour ceux qui auraient manqué ces trois films, il y a toujours possibilité de les voir en DVD mais sans la magie du grand écran ! Alors, n’hésitez pas à suivre les propositions qui vous sont faites chaque mois de visionner en salle une de ces nombreuses pépites (qui ne sont d’ailleurs pas forcément toutes des chefs d’œuvres).

Olivier Toureau

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