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Un film d’animation irlando-canado-luxembourgeois de Nora Twomey (2018 – 1h34).

Un superbe film d’animation, dans la lignée du Tombeau des Lucioles, de Dans un recoin de ce Monde ou de Valse avec Bachir.
Une histoire simple, triste et émouvante racontée sans aucune mièvrerie et sans pathos excessif. On retrouve le beau graphisme du studio irlandais Cartoon Saloon (Brendan et le secret de Kells et Le Chant de la mer).
L’histoire : en Afghanistan, sous le régime taliban, Parvana, onze ans, grandit à Kaboul ravagée par la guerre. Elle aime écouter les histoires que lui raconte son père, lecteur et écrivain public. Mais un jour, il est arrêté et la vie de Parvana bascule à jamais. Car sans être accompagnée d’un homme, on ne peut plus travailler, ramener de l’argent ni même acheter de la nourriture.
Parvana décide alors de se couper les cheveux et de se travestir en garçon afin de venir en aide à sa famille. Risquant à tout moment d’être démasquée, elle reste déterminée à trouver un moyen de sauver son père.
Le film est tiré d’un roman à succès de Déborah Ellis et est décrit par la metteuse en scène comme étant une fable réaliste. A travers l’histoire de Parvana, c’est la condition féminine sous les Talibans qui est dénoncée.
Le graphisme est réaliste sans outrance, Kaboul est dessinée dans une grisaille persistante et les rares touches de couleurs dans la ville sont les foulards et niqab portés par les femmes ! La belle idée de Nora Twomey est d’ouvrir ce récit, parfois éprouvant, vers la fantaisie. Pour s’évader de sa maison devenue prison, Parvana raconte à son petit frère la légende de Souleymane, un prince chevaleresque aux prises avec un roi éléphant cruel — un combat fantasmagorique qui fait écho à la propre lutte des Afghans contre l’oppression. Là, le dessin est chatoyant et volontiers caricatural. Autre sujet d’intérêt de ce film : la musique, interprétée par un chœur de femmes afghanes.
Sans dévoiler la totalité de l’intrigue, il est quand même utile de savoir que la fin de ce film est ouverte et peut être sujet soit à optimisme, soit à pessimisme (le film se termine en septembre 2001).
Comme souvent pour les films d’animation, celui-ci peut être vu avec un regard d’adulte mais sera sûrement perçu différemment par les enfants (pas avant dix ans à mon avis).
Alors, surtout en ces période de grande chaleur, une bonne raison de tester la climatisation des 400 Coups avec vos enfants, petits-enfants, neveux ou nièces.

O. T.

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