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Un bonheur de Cinéma. Un film qui fait du bien.
Le plaisir de se laisser porter dans le véhicule conduit par le placide Jafar sur les routes étroites de terre dans les montagnes magnifiques du Nord-Ouest de l’Iran.
Découvrir des langues différentes.
Suivre les rencontres apparemment fortuites, marque d’un grand cinéma,avec les habitants de ces villages isolés, de pénétrer dans leurs maisons, de connaître leurs discours, leur chaleureuse hospitalité traditionnelle. De quoi combler la curiosité de la voyageuse que je suis.
Le fil conducteur n’est peut-être pas très convaincant mais je me suis laissé entraîner à la découverte d’une région, terrain de confrontation pacifique de tradition et de modernité.
Jafar Panahi, avec délicatesse, sans à priori, nous fait nous abandonner au charme de ce road movie. Une mise en scène qui, en alternant paysages, plans rapprochés sur les visages à l’intérieur ou à l’extérieur du véhicule, met le spectateur en situation de protagoniste.
Un plaisir cinématographique à ne pas bouder.

                                                                                                    Odile Orsini

 

Encore un chef d’œuvre iranien.
Et réalisé dans quelles conditions de tournage!
L’obligation de travailler clandestinement, loin de la capitale, avec une équipe qu’on devine très réduite, n’a pas empêché JAFAR PANAHI, emboîtant ici les pas du cinéaste ABBAS KIAROSTAMI mort il y a deux ans ( Au travers des oliviers, le Vent nous emportera….), de nous offrir un film dont l’originalité provient de ce qu’il se situe à mi-chemin entre la fiction et le documentaire.
Fiction, cette histoire de fille disparue que sa famille empêchait d’entreprendre une carrière artistique.
Documentaire, cette description minutieuse de la vie des habitants de ce village perdu dans les montagnes: leur vie quotidienne, leurs croyances, leurs ressources…. Ajoutez à cela le fait que le réalisateur et sa comédienne jouent leur propre rôle: scène troublante où cette dernière est accueillie dans le village non comme un personnage inventé par le scénariste, mais- semble-t-il – comme l’actrice célèbre qu’elle est à la télévision.
Du grand art!
Guy Reynaud

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