Avec ce film, le mexicain Enrique Rivero (Léopard d’or au festival de Locarno pour Parque Via) a été primé au Festival de Rome.

L’histoire est minimaliste : une femme revient au chevet de sa mère mourante, dans une région reculée du Mexique. Cela pourrait rebuter. Mais il ne faut absolument pas passer à côté de ce petit bijou.

Il s’agit d’un film très riche. Il nous offre une découverte de cette région lacustre, où les déplacements se font en barque, avec des images d’une beauté à couper le souffle, sans recherche d’esthétisme. Certains plans semblent composés comme des tableaux, tout en donnant une vision naturaliste des paysages. Une mention spéciale au directeur de la photographie Arnau Valls Colomer.

Mai Morire nous propose un magnifique portrait de femme, de femme libre et indépendante, bien que très attachée aux traditions de sa région.

Mais c’est également une vision originale de la place de la mère et de la femme au sein de la cellule familiale, à laquelle on ne s’attend pas dans cette société réputée patriarcale.

Le film nous donne l’occasion d’une réflexion sur la vie et ce moment particulier de sa fin, en nous plongeant dans les us et coutumes présents dans cette région du Mexique. Cette peinture précise d’une société très spécifique, a cependant une dimension universelle, et chacun s’y reconnaît.

Il faut donc courir voir ce film, qui ne sera programmé qu’une petite semaine, du 10 au 16 Mai.

Sophie Rakotomalala

A noter que ce film est le film découverte de la gazette 319 proposé au tarif de 3,60 euros sur présentation de la carte d’adhérent 2017 à l’association L’autre Cinéma. Alors, n’hésitez pas!

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