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On suit au quotidien un cow-boy nonagénaire, dans sa vie de tous les jours, vie remplie de rituels : le réveil, la première cigarette de la journée, la toilette du matin, les exercices de yoga et de gymnastique, le verre de lait frais sur fond de café, ses déambulations dans la petite ville au milieu du désert, ses passages au café du coin, ses arrêts près d’un garage devant un immense pneu devant lequel il prononce régulièrement l’interjection : « connards ! ».
Grand fumeur, mais aussi grand cruciverbiste, il se nourrit de mots dont il cherche les définitions dans un grand dictionnaire constamment ouvert sur un lutrin. Il ne se contente pas de la définition des mots mais échange beaucoup au café ou par téléphone avec un ami à leur sujet ; les « brèves de comptoir » deviennent » brèves de café philo ».
Homme solitaire, il est pourtant en lien avec les autres. Tous les personnages qui gravitent autour de lui sont bienveillants et attentifs, il est toujours prêt à échanger, parfois sur fond d’agressivité ou d’humour moqueur.
Très beau portrait de ce vieux cow-boy, ancien marine, libre-penseur, qui nous fait partager son cheminement vers l’acceptation de la vieillesse et se rend très attachant. Belles réflexions sur la vie, les relations humaines, la vieillesse, la mort, la liberté, qui se termine par le terme ungatz, qui signifie dans le dialecte italo-américain : rien, moins que rien.
Entre chaque scène séquence, un intermède : vue du paysage désertique autour de la petite ville : une terre aride avec des cactus et des buissons ras, écrasée de soleil. Toutes les scènes, à part une, se déroulent dans trois lieux différents : le bar, son appartement, le même trajet effectué dans les rues de la ville. Une scène unique en pleine nature, en fin de récit.
Un film sans artifices comme les personnages, au rythme lent, ponctué de rythmes musicaux au son du banjo.
Un film qui nous réconcilie avec le genre humain, en portant un regard positif sur les relations humaines : un Lucky, mais sans les Dalton.

Sylviane Llobell

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