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S’il est des films essentiels, la Villa de Robert Guédiguian, est un de ceux là. Diffusé en avant-première durant les Rencontres en présence de Gérard Mellan le public a pu savourer ce petit bijou et vivre un moment de cinéma vibrant d’humanité.
Le réalisateur nous y parle du temps qui passe, sans nostalgie mais avec la volonté farouche d’aller de l’avant malgré les obstacles et les blessures que la vie ne manque pas de nous infliger.
La famille est est au cœur de cette histoire ; la voilà réunie à la suite de l’ AVC du père.L’occasion pour chacun de faire, sinon le bilan de leur vie, de s’arrêter un moment, de faire un point sur l’état dans lequel il se trouve.
On rit souvent parce que Robert Guédiguian aime la vie et cela se sent dans son film. Il ne lâche rien, il s’empare de chaque situation pour nous interroger avec délicatesse sur les grandes questions qui traversent nos sociétés occidentales : L’amitié, l’amour, la place de la classe ouvrière, le droit à choisir sa mort, l’arrivée des réfugiés.
Ce qui fait du bien par dessus tout dans ce film, c’est qu’il donne au spectateur l’impression de se reconnaître, d’être dans la peau des personnages, et que l’histoire qui lui est racontée pourrait être la sienne. L’inclusion choc d’une scène tournée dans son premier film, 30 ans auparavant, avec les mêmes acteurs, sur le même lieu donne le vertige et provoque une émotion rare au cinéma. Oui, le temps passe pour nous tous, il laisse des traces mais il n’entame en rien notre espoir d’un monde plus juste où chacun peut trouver sa place.

Catherine Vermorel

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