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( à propos de Cinéma mon amour et de Nothingwood )

Deux documentaires étaient à l’affiche des Quatre Cents Coups le vendredi 27 octobre, pour une séance unique, dans la cadre de la série « Mauvais Genre ». En l’occurrence il n’y avait rien qui relevât du mauvais genre, mais deux témoignages sur des accros du cinéma : un directeur de salle en péril en Roumanie et un comédien survolté en Afghanistan. Deux hommes bien différents l’un de l’autre par leur métier et par leur origine, mais que rapprochait leur passion.
Ce n’est probablement pas le hasard qui avait fait programmer ces deux films en une même soirée. Il y avait là comme un appel à l’énergie cinéphilique en un temps où notre cinéma va devoir affronter une redoutable concurrence. Mais j’y ai vu aussi l’illustration de ce qui est supposé séparer le documentaire du film de fiction. Le Roumain non seulement exprimait une authentique passion mêlée d’inquiétude, mais il jouait un rôle devant la caméra qu’il feignait d’ignorer, chantant, jouant de la guitare, déclamant… L’Afghan, lui, sur-jouait ( c’est sa nature ) dans les scènes comiques qu’il improvisait sous le regard de sa réalisatrice.
On avait là deux exemples qui illustraient parfaitement ce lien inévitable et revendiqué ici, qui unit documentaire et fiction. On se souvient du propos de Jean-Luc Godard affirmant que toute fiction est un documentaire sur sa réalisation. On pouvait dire ce soir-là que tout documentaire est, bon gré mal gré, une fiction dans sa réalisation.

Guy Reynaud

PS : deux films au moins vus pendant les rencontres illustrent à merveille les propos de Guy : Makala et Sans Adieux !
PS2 : doc, doc, doc….. Doc qui d’neuf ? la biennale revient ce printemps.

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