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SENSES (Happy hours) de Ryusuke Hamaguchi (Japon – 2015- 5h17).

Synopsis : Akari, Sakurako, Fumi et Jun, quatre trentenaires habitant à Kobe sont liées par une amitié indéfectible malgré des parcours professionnels et personnels disparates. Toutes ont la certitude de pouvoir compter sur le groupe et cette amitié qui les unit. Mais lorsque l’une d’entre elles décide de divorcer, avant de disparaître, c’est tout l’équilibre du petit groupe qui se trouve bouleversé. Les trois amies restantes seront alors poussées à s’interroger sur leurs vies, leurs aspirations, avec une question lancinante qui fascine autant qu’elle inquiète : suis-je vraiment devenue celle que je rêvais de devenir ? Cette épreuve de la vie va les emmener, l’une après l’autre, à faire un éprouvant travail de remise en question sur le sens de leur existence.
Ce film a beaucoup fait parler de lui ce printemps et à juste titre . De par sa longueur qui nécessite de le voir en 3 parties (Senses 1 et 2, Senses 3 et 4, Senses 5, chaque épisode évoquant un des 5 sens), de par son originalité et la prouesse des 4 actrices (toutes novices et non professionnelles) et enfin de par l’impact d’une telle œuvre sur le spectateur : impossible après avoir vu Senses de ne pas avoir envie de faire comme ses personnages et de réfléchir sur sa propre vie.
Dans différentes interviews, le metteur en scène ne cache pas son admiration pour Cassavetes, Rohmer et Ozu. Film bavard, touffu, sans réelle histoire (ces trois remarques à prendre dans un sens positif), Senses fait partie de ces rares œuvres cinématographiques qui rendent le spectateur heureux et « fier » de l’avoir vu. Je n’ai pour l’instant vu que le premier volet et ai hâte de voir la suite, à Villefranche de préférence !! Pourquoi ne pas envisager une « nuit » japonaise qui permettrait de voir l’intégralité de ce film en une seule fois ?

PS :Vœu exaucé par Rodolphe qui propose le dimanche 1° juillet une journée Senses immersion avec l’intégrale des 3 films pour 12 euros. Merci Rodolphe !!

 

I’m not a witch de Rungano Nyoni (Zambie – 1h34)

Synopsis :Shula, 9 ans, est accusée de sorcellerie par les habitants de son village et envoyée dans un camp de sorcières. Entourée de femmes bienveillantes, condamnées comme elle par la superstition des hommes, la fillette se croit frappée d’un sortilège : si elle s’enfuit, elle sera maudite et se transformera en chèvre… Mais la petite Shula préfèrera-t-elle vivre prisonnière comme une sorcière ou libre comme une chèvre ?
Un premier long métrage d’une originalité et d’une puissance remarquable. Tour à tour, conte, farce, fable féministe sur la différence, ce film à la mise en scène originale (coupures de rythme, musique atypique pour un film « africain »…) mérite vraiment le détour !!
« Ce film, tourné avec des non-professionnels, est un conte moderne sur une croyance ancienne, tout son intérêt venant de là, de cette manière incisive et tendre à la fois d’aborder un système dont on s’est émancipé, sans pour autant cesser de s’y référer et de le critiquer. Tout cela n’emprunte guère la voie linéaire d’une narration classique, mais se dispose par tableaux, s’accompagne de musique baroque et de jazz, multiplie les figures visuelles insolites, tache l’écran de couleurs vives, installant en son centre une fillette gracieuse et résolue. Le charme opère et laisse augurer, par l’originalité de l’invention et la pénétration du regard, d’une suite de carrière fructueuse. » Le Monde

Olivier Toureau

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