« Comme si de rien n’était », le premier film d’Eva Trobisch, déjà récompensé par plusieurs prix, est une vraie réussite.

Nous suivons de très près Janne, une jeune femme, comme le dit très justement le trailer, qui réclame le droit d’être qui elle veut, qui refuse de se considérer comme une victime.
Ceci résume sa personnalité, et, dans sa vie professionnelle arrivée à un moment difficile, avec son compagnon, sa mère, ses amis, elle veut tracer son chemin en toute indépendance et dans la maîtrise de sa vie.

Alors elle nous paraît parfois abrupte, raide, déroutante. Mais à la réflexion, ces qualificatifs ne seraient peut-être pas appliqués à un homme ayant les même comportements.

Au moment charnière du film, une scène malheureusement très banale, elle décide de « faire comme si de rien n’était » , et ne partage rien avec son entourage, pourtant bienveillant.

Mais ce qui n’est pas énoncé est omniprésent.

Avec une grande finesse nous est alors donnée à voir l’évolution des protagonistes et de leurs relations, jusqu’à une scène finale bluffante !

Ce film est particulièrement bien choisi pour clôturer la biennale Féminin Pluri’Elles (en avant-première le mardi 2 avril à 20 heures) et programmé du 17 au 23 avril.

Sophie Rakotomalala.

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